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25 Jan 2018
Végétalisation et résilience
Category:Actualité 
Posted by: J.Demesy

Végétaliser la ville. C’est aujourd'hui le mot d’ordre, la directive impérieuse. Pourquoi ? Pour remettre la végétation au cœur des villes pour améliorer notre qualité de vie et répondre aux défis environnementaux. Cela permettrait de réduire la pollution urbaine et de lutter contre le réchauffement climatique.

Quelques réflexions :

-          Les villes n’ont jamais été des espaces « verts » même s’il existe quelques contre exemples. Verdir la ville n’est donc pas un retour à ce qui était.

-          L’îlot de chaleur urbain est un phénomène climatique récemment mais clairement identifié. Il existe de façon claire une différence de température entre le centre urbain et sa périphérie, estimé à 4°C aujourd'hui et 8°C d’ici 2100, qui s’explique par la concentration des activités, des transports et de la population ou la perméabilisation des sols. Cela engendre regroupement une production plus importante de dioxyde de carbone (CO2) et autres gaz appelés gaz à effet de serre (GES) qui contribuent à l’amplification du dérèglement climatique.

-        Par le phénomène de photosynthèse, les végétaux absorbent le dioxyde de carbone pour rejeter de l’oxygène.

-        Si 75% de la surface d’une ville est végétalisée, la température globale ne descendrait que de 0,5°C. Et demandera une ressource importante en eau.

Ainsi, si la présence de végétation en ville est bénéfique, elle ne permet pas pour autant de régler le problème climatique. Est-ce donc une solution résiliente et durable ?

Il est clair qu’il faut agir sur la température en ville, mais aussi sur la qualité de l’air, la pollution contribuant à l’augmentation de la température. les villes représentent 1% de la surface globale. Pourtant, ces 1% consomment 78% de l’énergie mondiale et produisent 60% des émissions de gaz à effet de serre issus des énergies fossiles.

L’exemple des façades et toitures végétalisées montre deux bénéfices :une meilleure qualité d’isolation, qui permet notamment une réduction de la consommation énergétique et une réduction du rayonnement solaire, et donc la sensation de chaleur.

 

La végétalisation de nos villes fait partie de la solution, mais ne constitue pas la solution.

Végétaliser la ville, sa ville, c’est d’abord et surtout améliorer son cadre de vie : créer des espaces de rencontres, faire évoluer les rapports sociaux. La création des potagers urbains est un excellent exemple. Cela agit comme un exemple urbain, une preuve que la ville peut se vivre autrement et contribue à changer nos comportements

La végétalisation relève d’un effet papillon, qui, peut-être, permettra de changer l’ensemble de l’avenir urbain. On y va à fond donc.

 

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